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Environnement : Vers la création d’une commission nationale du littoral

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Dans la matinée d’hier, le ministre de l’Habitat, de l’Urbanisme et de l’Environnement a présidé au palais du peuple un atelier de formation sur la gestion intégrée de la zone côtière dont la finalité est de mettre en place les modalités de création d’une commission nationale du Littoral.

La zone côtière de Djibouti, allant de Loyada à Doumeira, fait face à de nombreux problèmes environnementaux qu’il convient de résoudre.

C’est pour réfléchir à la meilleure manière de protéger ce territoire qu’hier au palais du peuple, de nombreux hauts responsables en charge de l’Environnement se sont retrouvés autour d’une table.

Cette importante rencontre a regroupé le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’environnement, Mohamed Moussa Ibrahim Balala, son Secrétaire général, Dini Abdallah Omar, le directeur du département de l’Environnement, Houssein Rirache Robleh, le coordinateur du projet, M. Mohamed Ahmed Djibril ainsi que les représentants d’une cinquantaine d’institutions travaillant sur le littoral de Djibouti.

Notons à juste titre que la zone côtière de Djibouti accueille plus de 80% de la population du pays, les principaux centres urbains (Djibouti, Tadjourah et Obock) et les secteurs d’activités économiques stratégiques du pays (ports, infrastructures, transport et fret maritime, pêche, tourisme, agriculture et élevage).

Etant donné que le Littoral offre de nombreuses opportunités de développement et de croissance économique pour le pays, il doit aussi faire face à de nombreux problèmes environnementaux et le système de gestion intégrée de la zone côtière constitue la seule solution destinée à permettre un développement durable en zone côtière.

En effet, ce système s’intéresse aux différentes dimensions environnementales, économiques et sociales de la zone côtière.

Dans son allocution, le ministre de l’habitat, de l’urbanisme et de l’environnement a fait comprendre aux participants de la formation que la participation active des différents acteurs de la zone côtière et sa gestion est l’un des principes de base de cette démarche.

« Ce système de gestion intégrée de la zone côtière ne trouve pas toutes ses réponses dans le seul champ de la réglementation ou de l’incitation économique » a-t-il dit.

Et d’ajouter que « l’originalité de la gestion intégrée de la zone côtière repose justement dans l’organisation d’une gouvernance associant réglementation, politiques et mesures incitatives, actions d’accompagnement et processus de concertation dans un projet porteur d’un développement durable de la zone côtière et de ses usages ».

Aussi pour le ministre de l’Environnement, le premier principe de la gestion intégrée de la zone côtière est d’associer des acteurs multiples autour d’un projet commun dans le but de partager les efforts et les responsabilités sur un territoire fortement convoité, puis de définir de manière concertée les objectifs à atteindre et enfin de conduire les actions nécessaires.

Balala a regretté l’usage permanent et l’exploitation intensive des ressources côtières qui se font souvent, selon lui « dans une situation de compétition sans relâche et de conflits entre les différents acteurs et provoquent une dégradation environnementale sans précédent ».

Avant de conclure, Mohamed Moussa Ibrahim Balala a exhorté toutes les institutions concernées à la création d’une plateforme de discussion et d’un espace de concertation entre les différents acteurs de ce territoire qui devraient conduire à la mise en place d’une Commission Nationale du Littoral qui aura pour mission de définir un plan d’action triennal et une stratégie nationale de conservation du Littoral.

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