Conseil régional de Tadjourah
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L’action gouvernementale vue par la société civile : La GCD débat avec la société civile des régions du Nord

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Dimanche dernier, l’association ‘’Génération du Concret’’ s’est rendue à Tadjourah, dernière étape de sa tournée de sensibilisation sur les réalisations du gouvernement durant les quinze dernières années. Conduite par le Président de la GCD, Nasser Ibrahim Kayad, la délégation d’expert a d’emblée rendu une visite de courtoisie au Préfet de Tadjourah, Abdoulmalik, avant de se rendre au siège du Conseil régional de Tadjourah, où l’attendait une centaine de représentants des associations de jeunes, des femmes, des leaders communautaire et religieux de Tadjourah et d’Obock.

Dimanche dernier, l’expert en matière d’emploi de la GCD, Ahmed Dimbio a été le maitre de cérémonie de l’atelier de sensibilisation sur les réalisations du gouvernement durant les quinze dernières années.

Ainsi, l’expert a dans un premier temps présenté aux participants les bilans et perspectives de développement local des régions de Tadjourah et d’Obock.

Les participants ont prêté une oreille attentive à son exposé sur les potentialités de Tadjourah et les réalisations du gouvernement dans presque tous les domaines.

Suite à ce bilan exhaustif des réalisations gouvernementale, le jeune expert n’a pas manqué de mettre en exergue les défis majeurs qu’il reste à relever.

Ahmed Dimbio a prôné la participation des jeunes au développement et à la promotion des politiques durables axées sur la satisfaction des besoins essentiels, la promotion de l’épanouissement de la jeunesse, la lutte contre le trafic d’êtres humains et l’exode rural, la création et le soutien des activités génératrices d’emploi en milieu rural, entre autres.

Parmi les autres défis avancés par l’expert, la redynamisation des échanges commerciaux entre l’Ethiopie, la région de Tadjourah, la région d’Obock et le Yémen voisin, la Promotion des processus de prise de décision participative ainsi que le transfert de plus de pouvoirs en faveur des collectivités locales, figurent en bonne place.

Dans la foulée, après les exposés pour Tadjourah, ce sont les potentialités, les réalisations et autres défis majeurs d’Obock qui ont été présentés à une assistance très attentive.

Cette région qui a été très affectée par les conséquences de la guerre civile des années 90 à la particularité d’avoir l’un des taux de chômage le plus élevé comparé à ceux des autres régions.

Mais la région dispose aussi de nombreuses potentialités, notamment dans le domaine du tourisme, des richesses halieutiques, etc.

L’expert en emploi a d’emblée mis en exergue les réalisations du gouvernement en matière de développement socioéconomique dont les secteurs primaire, secondaire et tertiaire. Il a ajouté que de nombreux défis restaient à relever.

Après les exposés sur les réalisations, il s’en est suivi un débat interactif au cours duquel les Tadjourois comme les obockois ont pu présenter les obstacles qui entravent le décollage économique de leurs régions.

Ainsi, M. Houmed Barkat a souligné l’inexistence d’ouvriers qualifiés à Tadjourah. « Il est judicieux à court terme d’octroyer des formations professionnelles aux jeunes pour que ces derniers puissent travailler avec les nombreuses sociétés qui travaillent dans la construction du port et du corridor Nord», a expliqué le leader coutumier qui a ajouté qu’à moyen et long terme, « des lycées techniques devraient voir le jour à Tadjourah comme à Obock ».

Houmed Barkat comme les nombreuses autres personnes qui se sont exprimées lors de ce débat d’échanges, a que le Fonds de Développement Economique de Djibouti ne se limite pas aux jeunes diplômés quant à l’octroi crédits mais qu’il puisse aider les jeunes entrepreneurs du Nord comme du sud à réaliser des projets. Autre question soulevée lors de cette rencontre, l’absence d’une justice délocalisée.

« On nous a toujours promis et on attend toujours » ont déclaré les nombreux intervenants qui n’ont pas manqué de signaler que « seule la cour d’assise se déplace dans les régions, une fois par an et c’est à peine insuffisant ».

A l’issue de ces assises, le Président de la GCD qui a clôturé la séance a remercié les participants pour l’intérêt qu’ils ont accordé à l’atelier, avant d’ajouter que les doléances formulées seront transmises aux autorités compétentes.

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