Tourisme et artisanat

Les principales villes du district sont : Sagallou, Dorra , Bankoualé , Randa, Adailou, Ribta, Garbannab, Guirori, Kalaf, Assa-Gueyla, Balho, Bouyya, Mouddo, Le Day et Ambado. Outre sa tradition profondément religieuse avec ses 7 mosquée c est un haut lieu touristique, avec des paysages a couper le souffle. Randa et Bankoualé.
Cette région passe pour le petit paradis dans un pays si hostile pour les autochtones ce qui leur permet de pratiquer l’élevage et le culture des fruits de toutes sortes avec ses pluies abondantes .

Situation et accès

La ville blanche aux sept mosquées est située idéalement au pied des deux forêts djiboutiennes, celle du Day et celle des Mablas, à une grosse heure de route des fameux lac Assal et dépression maritime du Goubet et aux portes d’un nord qui reste à découvrir.

173 km de très bonne route bitumée séparent Tadjourah de Djibouti (RN 9). On contourne intégralement le golfe en quelques heures seulement. Et de Tadjourah ou non loin de Tadjourah partent des pistes vers à peu près tout ce qu’il y a à voir : Randa et la forêt du Day (RN 11, bitumée), Arka (routes de district N° 403 et 405), Garbanaba et le massif des Mablas (route de district N° 402)… Le Goubet se trouve en amont de Tadjourah sur la RN 9 d’où on emprunte la RN 10, bitumée, pour aller au lac Salé.

Des bus effectuent des liaisons quotidiennes avec Djibouti (départ du port de Tadjourah entre 7 h et 9 h du matin et de Djibouti vers 13 h), de même que des taxis-brousse. Djibouti-Tadjourah coûte dans les 4 euros par le bus, le double par taxi-brousse.

Un ferry part de Djibouti tous les mercredis à 13 h et tous les samedis à 9 h du matin. Il repart de Tadjourah le même jour, 3 h plus tard. La traversée prend 2 h 3/4. Prix, aller simple sans véhicule : 4 euros. Deux vedettes de trente places effectuent des liaisons quotidiennes, partant quand elles ont suffisamment de passagers (7 euros).

Des boutres transportent des passagers tous les jours en sus du fret. Départ entre 13 et 14 h, faible coût (3,5 euros). Les boutres sont moins rapides que le ferry.

Potentialités pour le tourisme :

- La ville de Tadjourah présente plusieurs pour le développement de l’industrie touristique de base (voir Encadré ci-dessous), sur la base aussi des expériences dans le domaine di ‘tourisme solidaire’. Cela permettrait la relance de métiers de restauration et de l’hôtellerie, la création de nombreux emplois et la création et/ou l’aménagement des sites touristiques.
- D’autres localités présentent aussi d’importants atouts touristiques. A Randa, par exemple, le climat est très agréable et doux pendant l’été, et le nombre des touristes pourrait augmenter sensiblement (il y a déjà un centre touristique à Dittilou et le développement de formes de ‘tourisme solidaire’ à Ardo et Bankoualeh). A Dorra, l’intérêt des touristes pour le commerce caravanier traditionnel de sel pourrait être davantage canalisé. Certaines communautés de pêcheurs de la zone côtières pourraient intégrer entreprendre des activités en faveur des touristes (visites accompagnées de lieux marins, appui logistique à la plongée, etc.)

Encadré 8 : La ville de Tadjourah et ses potentialités touristiques
Tadjourah est probablement la seule ville du pays qui a conservé des éléments d’un passé historique glorieux.
Elle est surnommée à juste titre ‘la ville blanche’, en vertu des ses maisons basses et d’un blanc de chaux éclatant, alignées sur le littoral.

La ville compte sept mosquées traditionnelles (dont une qui remonterait au XV-XVIe siècle) et une moderne, elle aussi blanche, souvent avec parties bleues ou ocres.

La plupart des édifices publics sont fortement marqués par le style mauresque, notamment par les grandes arcades et les galeries abritées du soleil (y compris l’ancienne Eglise catholique). La ‘Maison d’Arthur Rimbaud’ (le poète français qui séjourna dans la ville en 1885-86) a été reconstituée. Le fort perché, avec sa tour et son enceinte, rappelle les anciennes fortifications du sultanat.

La ‘Plage les Sables Blancs’, qui se trouve à peine à quelques kilomètres de la ville de Tadjourah, est réputée pour être probablement la plus belle du pays et offre à proximité du corail et des fonds marins magnifiques.

Principales contraintes :

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- L’insuffisance des infrastructures touristiques de base.
- L’absence de personnel qualifié, capable de gérer de manière approprié l’industrie touristique.
- L’absence de sécurité ne permettant pas l’organisation de tours dans les zones montagneuses.
- La pratique d’un certain type de ‘tourisme sauvage’ voire de ‘colonies des vacances’ ayant des conséquences néfastes sur l’environnement (dégradation des habitats naturels, pollution des réserves hydrauliques, etc.).